Livre de condoléances
Pierre GRANGEAT, retraité du CEA-LETI, ancien Directeur de Recherche et Fellow CEA.
J’ai connu Jean-Louis Lacoume dès mon arrivée au LETI en 1982. Il collaborait déjà avec nous, notamment avec Philippe Garderet, au service MCTE (Mesure, Contrôle et Traitement Electronique). Il a participé aux débuts de l’aventure de la reconstruction d’image au LETI. Il a été rapporteur de ma thèse en 1987 sur les méthodes de reconstruction 3D en géométrie conique et examinateur pour mon Habilitation à Diriger des Recherches en 1991 sur la reconstruction d’image tridimensionnelle.
Après je l’ai surtout côtoyé au GRETSI, que ce soit lors des colloques, ou lors des réunions du conseil d’administration du GRETSI auxquelles j’ai participées.
Il était très humain dans ses contacts. Il avait une expérience immense dans tous les domaines du traitement du signal. C’était un fervent adepte des méthodes statistiques et des phénomènes aléatoires. Il a marqué notre époque. Il a joué un rôle d’animateur important pour la communauté du traitement du signal, au niveau local Grenoblois, national, et international. J’en garde un très bon souvenir.
Je présente à sa famille toutes mes condoléances.
Steeve ZOZOR, président de la section 3 du CoNRS, GIPSA-Lab, Grenoble
C’est avec stupeur et émoi que nous avons appris la disparition de Jean-Louis Lacoume, un des pères fondateurs de la communauté française du traitement du signal.
Au nom de la section 3 du comité, je m’associe à l’émotion et profonde tristesse de la communauté toute entière et apporte mon soutien à la famille durant cette douloureuse épreuve.
Nous nous souviendrons d’un chercheur et professeur passionné aux qualités humaines certaines et appréciées de tous. Jean-Louis Lacoume a marqué de son empreinte la recherche française, a formé avec succès des générations de scientifiques à qui il laisse désormais le soin de porter le flambeau. Nous lui sommes éternellement reconnaissants.
Josiane ZERUBIA
Cette nouvelle m’attriste particulièrement car j’ai fait l’ENSIEG (INP Grenoble) et J.L. Lacoume a été mon premier professeur de traitement du signal en 1978 et 1979 ….. c’est lui qui m’a donne le gout du traitement du signal et de l’image. Ses cours m’ont servi tout au long de ma carrière, d’abord en R&D a HP Grenoble, puis a HPLabs a Palo-Alto, plus tard au LASSY (UMR Cnrs, Université de Nice), puis dans le labo SIPI a USC a Los-Angeles et enfin depuis plus de 30 ans a l’Inria a Sophia-Antipolis.
En ce moment, je travaille avec un doctorant de l’Inria et le Cerema sur la détection de failles…. un sujet de recherche que J.L. Lacoume appréciait et que nous avons présenté au GRETSI’25. Nous préparons actuellement un papier pour EUSIPCO’26, qui présentera la suite de nos travaux.
L’ investissement de J.L. Lacoume auprès de toute la communauté TSI via le GRETSI et également la revue Traitement du Signal a été capital. A chacune de nos rencontres au GRETSI, il avait toujours un mot bienveillant et des idées nouvelles a proposer sur de nombreux sujets de recherche. Il va nous manquer…. Sincères condoléances a sa famille et ses proches collaborateurs.
Patrick FLANDRIN, Directeur de recherche émérite au CNRS, membre de l’Académie des sciences
J’ai connu Jean-Louis Lacoume au tout début des années 80, lorsque je l’ai eu comme professeur en DEA. Dans ses cours, qui étaient un régal, il nous offrait une vision intégrée du traitement du signal où se côtoyaient avec un égal bonheur sa connaissance profonde des phénomènes physiques, un recours toujours lumineux à la formalisation mathématique et un souci constant porté aux applications. Que ce soit dans le cadre de l’association GRETSI, de colloques, d’écoles d’été, de jurys, … de nombreuses occasions m’ont ensuite donné la chance et le plaisir non seulement de le retrouver, mais aussi de faire des bouts de chemin avec lui.
Jean-Louis Lacoume aura été aux avant-postes de toutes les aventures qui ont marqué l’essor et le développement du traitement du signal, dans ses travaux personnels comme dans ses efforts sans relâche pour donner à la discipline la place et la reconnaissance qu’elle a aujourd’hui.
Avec sa disparition se tourne une page, humaine autant que scientifique, laissant le souvenir d’une personnalité attachante et bienveillante, toujours disponible pour faire profiter ses collègues et étudiants de sa grande culture et partager avec eux ses enthousiasmes.
C’est avec beaucoup d’émotion que j’adresse mes condoléances à sa famille et à ses proches.
Gang FENG
C’est avec une immense douleur que j’ai appris le décès de Jean-Louis Lacoume. C’était en 1982, j’étais alors un étudiant chinois qui venais d’arriver en France pour préparer un DEA puis une thèse de doctorat. Etant donné ma spécialité en traitement du signal, j’ai été affecté au CEPHAG. Monsieur Lacoume m’a accueilli chaleureusement dans son bureau. Je me souviens encore de cet entretien inoubliable… Monsieur Lacoume m’a expliqué que je ne pouvais pas faire ma thèse au CEPHAG en raison de contrats militaires, puis il m’a conduit chez Louis-Jean Boë, à l’Institut de Phonétique de Grenoble. C’est là que j’ai commencé ma carrière de chercheur en parole. Monsieur Lacoume est néanmoins resté mon directeur de thèse.
Durant toutes ces années, j’ai pu bénéficier de son immense connaissance et de son expérience en traitement du signal, ainsi que de ses très grandes qualités humaines. Par la suite, je suis devenu professeur à l’ENSERG puis à Phelma, où j’enseigne le traitement du signal… de la même manière que Monsieur Lacoume.
En ces moments douloureux, toutes mes pensées vont à Monsieur Lacoume et à sa famille.
René FEUILLET , Professeur Emérite à l’ENSE3
Etudiant à l’IEG, J’ai connu Jean-Louis Lacoume comme enseignant de Traitement du Signal. Passioné et passionant il a su intéresser des promotions d’élèves à cette matière. Ensuite, devenu enseignant-chercheur en énergie, j’ai cotoyé Jean-Louis aussi bien lors de réunions qu’à la cafétéria, avec le sourire et la pipe, quand c’était encore permis et surtout sur son vélo.
C’était toujours très agréable de discuter avec lui, il n’y avait aucun sujet tabou. Je présente mes sincères condoléances à sa famille.
Roland BLANPAIN
J’ai connu Jean-Louis quand il devint mon Directeur de thèse, en 1976 et que je suivis son cours de Traitement du Signal, dans le cadre de mon DEA, la même année.
Puis j’ai beaucoup travaillé, longtemps, au sein du Comité de Rédaction de la Revue TS, avec lui, Geneviève, Jean-Yves, Jeanne et d’autres tout en co-encadrant avec lui, une quinzaine de thèses du CEA, au sein de l’Ecole Doctorale EEATS.
Ensuite, quand, en 2010, j’ai pris la Direction de la Division Systèmes du CEA/Leti, j’ai immédiatement pensé à lui pour lui proposer un poste de conseiller scientifique rattaché à la Direction, où il me donna son avis éclairé sur certains sujets difficiles. Nous avons déposé ensemble et avec d’autres, une dizaine de brevets, rédigé un certain nombre de publications et il a encadré, avec son savoir-faire unique, de nombreux thésards, au sein de nos différents laboratoires.
Avec Jean-Louis, tout devenait simple, les problèmes les plus complexes trouvaient une solution et, à l’issue d’une réunion avec lui, on avait l’impression d’être plus intelligent qu’avant la réunion, même si quelques heures plus tard, il fallait tout de même travailler un peu pour reprendre les démonstrations.
Il expliquait le traitement du signal « avec les mains » et j’avoue que j’ai toujours eu envie de savoir faire cela. J’y suis même parvenu, je crois, des années plus tard, quand il a fallu, au pied levé, remplacer Jacques Max, subitement décédé, pour les cours de traitement du signal à l’INSTN.
L’image de Jean-Louis le pédagogue était pour moi un idéal que je voulais approcher : quand on connait un sujet on peut l’expliquer, mais quand on veut l’enseigner il faut le maîtriser au point d’être capable de le simplifier dans sa complexité. C’est cela que m’a appris mon maître Jean-Louis Lacoume.
Au-delà de cette compétence immense qui dépassait le traitement du signal pour intégrer la physique et la géophysique, Jean-Louis c’était l’humanité, la bienveillance, la gentillesse, l’humilité et c’est à ces qualités là que l’on reconnaît les grands hommes quand ils sont déjà des grands scientifiques.
Parti à la retraite en 2016, après 40 années de collaboration avec lui, j’ai toujours eu en tête l’idée d’aller lui rendre visite à son domicile, simplement pour boire un café et évoquer des souvenirs. Mais je ne l’ai pas fait et je le regrette aujourd’hui, le temps passe tellement vite !
Il va nous manquer, il va manquer à tous ses collègues et amis et bien sûr à sa famille.
Quand je revois sa photo, les larmes me viennent aux yeux.
J’ai une pensée émue pour toute sa famille endeuillée et plus particulièrement pour sa fille dont il me parlait un tout petit peu, car il était très pudique. Dans les années 2010, je crois savoir qu’elle vivait en Australie, il allait lui rendre visite chaque hiver et prenait deux ou trois semaines de congés pour le faire.
En dehors de cela, je ne connaissais pratiquement rien de sa famille à laquelle j’adresse mes très sincères condoléances.
Jean-Louis AMANS
Jean-Louis est une personne qui aura marqué le domaine du traitement du signal et qui aura formé toute une génération d’étudiants et doctorants dans ce domaine.
Il avait une simplicité et on pouvait l’aborder très facilement, toujours disponible …
De tout cœur avec sa famille, ses amis et ses collègues.
Jerome MARS, Professeur ENSE3, GIPSA-Lab
Ma première rencontre avec Jean-Louis Lacoume, en 1986, a eu lieu au DEA de Mécanique des Milieux Géophysiques et Environnement de l’Université Joseph Fourier, où il enseignait le Traitement du Signal avec François Glangeaud. Venant de la géophysique, ce fut une révélation. Il avait cette ferveur incroyable du passionné. Ses cours exigeants étaient toujours illustrés, mimés, parfois chantés, par des exemples physiques incroyables. L’explication et l’interprétation de la transformée de Fourier par Jean-Louis Lacoume étaient extraordinaires. Sa façon d’enseigner, de transmettre, de captiver était tout bonnement remarquable. En sortant de ses cours, des étoiles dans les yeux, on avait l’impression d’avoir tout compris et d’être super fort. Il fallait quand même revenir à l’ouvrage pour vraiment comprendre la finesse du traitement du signal qu’il inculquait.
On se souvient tous d’un prof de collège, de lycée ou d’université qui nous a profondément influencés. Pour moi, c’est Jean-Louis, ou Loulou comme nous l’appelions affectueusement au CEPHAG.
J’ai compris à ce moment-là le métier que je voulais faire. Il m’a donné le goût du traitement du signal et a très fortement impacté ma vie professionnelle.
Il m’a accueilli pour le stage de DEA sur l’utilisation de la matrice spectrale pour la séparation d’ondes au CEPHAG, avec François Glangeaud.
Ils ont tous les deux monté cette bourse CIFRE avec la CGG, dont j’ai été le lauréat. Ensuite, maître de conférences au CEPHAG, c’était juste le bonheur de l’insouciance scientifique et de l’excellence.
Tout était simple avec lui. Il avait cette façon de rendre les choses évidentes. Naturellement, il faisait bénéficier tout le monde de son incroyable amour pour le traitement du signal.
L’aventure du premier GRETSI à Grenoble et du congrès EUSIPCO fut passionnante. Il nous a guidé vers des sujets incroyables : la séparation des sources, les ondes UBF…
Toujours inspirant pour moi, il a été un mentor dans la façon d’enseigner, d’accompagner les jeunes thésards et de collaborer avec les autres.
Il avait toujours un temps d’avance. Il nous a ouvert la voie aux aspects modernes du traitement du signal (aux représentations temps-fréquence, aux statistiques d’ordre supérieur).
Il restera toujours dans ma mémoire, avec sa pipe, son vélo d’un autre âge, son sourire, son accent du Sud-Ouest quand il parlait anglais, et toutes ses anecdotes scientifiques passionnantes.
Il part dans la sérénité, mais nous transmet un héritage incroyable. Il nous laisse le souvenir d’un homme attachant, toujours disponible pour les autres, doté d’une immense culture, passionné jusqu’aux derniers moments.
En ces moments douloureux, j’adresse toutes mes condoléances à sa famille
Barbara NICOLAS, chercheuse CNRS, Creatis
« J. L. Lacoume », quand le nom de Jean-Louis Lacoume apparaissait sur les emplois du temps de l’IEG, on savait qu’on allait apprendre beaucoup, dans une ambiance studieuse et détendue à la fois. Les bases du filtrage, de la propagation d’onde, Jean Louis était habité par tous les sujets et savait capter notre intérêt. J’ai ensuite eu la chance d’avoir Jean Louis comme directeur de thèse. Avec sa pipe, ses anecdotes , son accent du Sud et son vouvoiement, il m’impressionnait toujours un peu mais savait parler traitement du signal avec nous, les doctorant.e.s, avec simplicité, et patience lorsque c’était nécessaire. Plus tard, quand j’ai eu la chance d’avoir un poste permanent et que j’ai du faire un choix, il a été là, prenant le temps de m’écouter et me donnant des conseils précieux. Je lui en suis très reconnaissante.
L’impact de Jean Louis dans la communauté française du signal est grand, je ne suis qu’un exemple parmi d’autres, et nous sommes aujourd’hui nombreux et nombreuses à penser à lui, à tout ce qu’il nous a appris et partagé.
C’est avec beaucoup d’émotion que j’adresse mes condoléances à sa famille et à ses proches.
Jean-Yves TOURNERET – Président Association GRETSI
En tant que président de l’Association GRETSI, je peux témoigner de tout ce que Jean-Louis LACOUME a apporté à la communauté du traitement du signal, avec notamment son implication dans la revue traitement du signal, sa participation active au sein du GDR ISIS et ses travaux de recherche de grande qualité.
A titre personnel, je l’ai rencontré la première fois lors de ma soutenance de thèse et ai continué à échanger avec lui sur mes thématiques de recherche. Il a ainsi participé à mon jury d’habilitation à diriger les recherches, a accepté de préfacer notre livre de Probabilités et Statistique appliquées publié avec mes collègues Bernard Lacaze, Corinne Mailhes et Marie Maubourguet et a toujours été de très bon conseil concernant mes propres travaux.
C’est avec beaucoup de tristesse que je présente à sa famille toutes mes condoléances.
Olivier JJ MICHEL, Professeur ENSE3/Grenoble-INP, GIPSA-Lab
Ma première rencontre avec Jean Louis Lacoume remonte à l année 1992; c’était à Chamrousse à l’occasion d une conférence sur les moments d’ordre supérieur, qu’il préférait d’ailleurs appeler moments d’ordre élevé. J’étais un jeune docteur en traitement du signal, hésitant à aborder le Professeur déjà très reconnu qu il était. Sa gentillesse et son enthousiasme ont eu rapidement raison de mes timides hésitations.
Quelques années plus tard, il me fit l’honneur de faire partie de mon jury de HDR comme rapporteur, et de partager ces remarques et conseils avec beaucoup de gentillesse. Les hasards de la vie m’ ont conduit à rejoindre le laboratoire GIPSA lab quelques 10 années plus tard; Jean Louis Lacoume y était encore présent comme professeur émérite. Il n’avait rien abandonné de son enthousiasme à partager ses interrogations, ses connaissances et ses projets; il m’accueillit dès les premiers jours en me proposant de co-encadrer avec lui une thèse dans le cadre de la collaboration avec le CEA Leti dont il était un pilier fondateur. J’ eus le plaisir de beaucoup apprendre de nos conversations, de nos échanges techniques ou scientifiques, pendant toute la décennie qui suivit. Il fut pour moi une sorte de modèle de ce que devrait être un professeur universitaire idéal: curieux de tout, ouvert à toutes les idées, bienveillant et pétri de savoirs scientifiques, toujours heureux de transmettre son expérience, sans arrogance. Un exemple qui laisse, avec son départ, un grand vide et beaucoup de tristesse, mais surtout la joie d’avoir eu la chance de le côtoyer.
Je présente sincèrement toutes mes condoléances à ces proches.
Cécile CAPDESSUS, maître de conférences à l’université d’Orléans
J’ai eu la chance extraordinaire de faire ma thèse, soutenue en 1992, sous la direction éclairée et bienveillante de Jean-Louis Lacoume. J’ai le souvenir d’un chercheur amoureux de son métier, qui mettait tout son talent au service de la science et du développement du laboratoire. Il ne méprisait aucun sujet, aucune demande, et débordait de projets dans lesquels chacun pouvait trouver sa place. Après des journées chargées en responsabilités, il restait tard le soir ou revenait le weekend pour se plonger avec délice dans le traitement des signaux réels avec le logiciel Mustig. Chaque réunion avec lui résolvait tous les problèmes, ouvrait tous les horizons. J’en repartais en emportant précieusement quelques hiéroglyphes qu’il avait jetés sur le papier pour accompagner ses explications. Son rayonnement survivra longtemps à sa disparition. Je m’associe aujourd’hui à la douleur de ses proches et leur fais part de mes plus sincères condoléances.
Alfred HERO
C’etait triste d’entendre que Jean Louis n’est plus parmi nous. Je le connaissais depuis le debut des années 80 quand j’étais doctorant. Son travail sur l’analyse spectrale et la séismologie était très pertinent à mon travail de thèse de doctorat, fini en 1984. J’ai du le rencontrer pour la première fois au congres ICASSP ou SSAP dans la dernière moitié des années 80, et ensuite après quand il m’a accueilli à l’IPNG pour une visite courte. Il était de la génération de mon directeur de thèse, Stuart Schwartz, qui le connaissez bien, et j’ai pu connaître deux de ses étudiants – Pierre Comon et Jean Pierre Le Cadre – à cause de lui. Il etait une etoile dans une constellation que comprenait les grandes lumières du traitement de signal comme Bernard Picinbono et Odile Macchi.
Frédéric MAUSSANG, Maître de Conférences IMT Atlantique
C’est avec une immense tristesse que j’ai appris le décès de Jean-Louis Lacoume.
Je me souviens de lui comme professeur à l’ENSIEG et comme chercheur au LIS.
C’était un honneur de le côtoyer et un plaisir de l’écouter, comme étudiant, lors de ses cours et séminaires. Grâce à lui, tout était simple et l’histoire du traitement du signal était incarnée en lui.
Toutes mes condoléances à sa famille et à ces anciens collègues.
Pierre COMON, DR CNRS émérite au Gipsa-Lab
J’ai connu Jean-Louis en 1982. C’est grâce à lui que j’ai été séduit par le traitement du signal et que j’ai trouvé ma voie. Il avait ce pouvoir de captiver son auditoire en donnant un cours comme on raconte une histoire. Personne ne s’est jamais ennuyé durant ses exposés. Pour moi, il reste un modèle pédagogique à suivre. J’ai co-signé quelques publications avec lui, mais ce n’est qu’une petite partie visible de la place qu’il a occupé au début de ma carrière.
Philippe BOLON, professeur émérite à l’Université Savoie Mont Blanc
Jean-Louis Lacoume a fait découvrir le traitement du signal à des générations d’étudiants, sans en masquer la technicité, mais en sachant susciter l’intérêt en glissant ici ou là des anecdotes pertinentes (près de cinq décennies plus tard, je me souviens encore de l’histoire, inventée j’espère, du boulanger malhonnête qui trichait sur la quantité, situation qui servait à illustrer le cours d’estimation-détection !).
Je fais partie de ceux qui ont eu la chance de faire une thèse sous sa direction et obtenir un poste d’enseignant-chercheur grâce à la confiance (pari risqué ?) qu’il m’accordait.
J’ai quitté le CEPHAG quelques années plus tard pour aller plus au nord et pu apprécier, au-delà de la stature scientifique, son côté très humain lors de rencontres pendant des congrès, pour mon jury d’HDR ou au cours des mémorables écoles de printemps de Bucarest.
J’adresse mes sincères condoléances à son épouse et à sa famille.
Vivien QUÉMA, Administrateur général de Grenoble INP – UGA
C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Jean-Louis Lacoume, Professeur à Grenoble INP – UGA.
Jean-Louis Lacoume a marqué de son engagement et de son professionnalisme la communauté universitaire, contribuant par son travail et son humanité à la vie et au rayonnement de notre établissement.
Nous adressons à sa famille, à ses proches et à toutes celles et ceux qui ont travaillé à ses côtés nos plus sincères condoléances.
En ces moments douloureux, nous tenons à exprimer notre soutien et notre solidarité à l’ensemble de ses collègues et amis.